Cinema

Heartstone

Unknown 270

Présenté en avant-première lors du 18e Festival du film d’Arras en présence du réalisateur Guðmundur Arnar Guðmundsson, Heartstone, un été islandais est ce que l’on appelle un film intimiste. D’une durée de 129 minutes, il trace à la serpe les portraits de deux adolescents dans un village de l’est de l’Islande, au tournant des années 2000. Si la première partie du film peut sembler s’étendre un peu, voire beaucoup, sans doute est-elle nécessaire pour permettre à la deuxième partie de prendre son sens. Servi par de jeunes et moins jeunes acteurs de talent et se déroulant dans le cadre naturel et magnifique de l’Islande, Heartstone n’est pas une œuvre sur l’homosexualité (sujet certes au centre de l’intrigue) ni sur l’adolescence mais, précise le réalisateur, sur l’amitié et le délitement des familles. L’amitié à un âge où se font les grands choix de l’existence. Un premier long métrage très prometteur pour Guðmundur Arnar Guðmundsson (né en 1982) venu, nous dit-il, de l’art conceptuel.

 

* Guðmundur Arnar Guðdmundsson, Heartstone (Hjartasteinn), 2016