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L’Assassin qui rêvait d’une place au paradis

Unknown 106

Autant la lecture du roman Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire nous avait ennuyé, en dépit de ses rebondissements abracadabrants, autant le film qui avait suivi nous avait paru divertissant. Avec L’Assassin qui rêvait d’une place au paradis, Jonas Jonasson (né en 1961) récidive (avec, entre les deux, L’Analphabète qui savait compter). Trois personnages principaux cette fois : Dédé le Meurtrier, qui vient de purger trente années de prison, Per Persson, jeune réceptionniste dans un hôtel, et Johanna Kjellander, pasteure défroquée. Per et Johanna s’associent avec Dédé. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, ce dernier passe, sur commande, des individus à tabac, avec une spécialité, il leur brise les membres. Mais un jour Dédé décide de renoncer à « sa trinité habituelle », « la bibine, le bistrot et la bringue », pour la remplacer par Dieu, le Christ et la Bible. La petite affaire si rentable devrait-elle s’arrêter ? Les deux acolytes s’y refusent et vont tout mettre en œuvre pour ramener Dédé l’ex-Meurtrier sur la voie de la raison. Et puisque cela ne semble pas possible, pourquoi ne pas créer un nouveau mouvement religieux : l’Église d’André ! Nous voilà partis pour trois cents pages de gags plus ou moins fins… ! Si l’on ne se creuse pas trop la tête, on sourit, à la lecture de ce roman, Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. Alors, pourquoi, ou pourquoi pas ? peut se demander le lecteur, excédé ou indulgent.

 

* Jonas Jonasson, L’Assassin qui rêvait d’une place au paradis (Mördar-Anders och hans vänner (samt en och annan ovän), 2015), trad. Laurence Mennerich, Presses de la Cité, 2016