Cinéma

Dans la forêt

Unknown 223

Ce n’est pas à proprement parler un film suédois mais le Français Gilles Marchand a choisi presque d’un bout à l’autre un décor suédois pour son film, Dans la forêt. Deux enfants, d’environ neuf et douze ans, rejoignent leur père en Suède, où il vit maintenant, pour les vacances d’été. L’ambiance est très tendue. Ils auraient préféré rester à Paris avec leur mère, alors que lui entend les initier à la vie dans la nature. Les images sont belles ; parsemée de lacs et de montagnes, la forêt suédoise est envoûtante. La tension entre les personnages monte progressivement. Le plus jeune enfant croit voir le diable. Son père l’encourage à user de la télépathie pour communiquer avec son aîné. Ce dernier veut rentrer chez sa mère et tient tête à son père, de plus en plus décontenancé. Un film qui n’est pas sans intérêt, notamment pour son décor (et puis pour ce statut bien délicat de père durant la moitié des vacances scolaires…), mais qui aurait pu se passer ailleurs, dans une nature plus ou moins grandiose. On ne voit pas trop non plus ce que le réalisateur entend ici signifier : une mise en perspective de la difficile vie des pères qui n’ont qu’un droit de garde limité avec leurs enfants ? un hymne à la nature boréale ? une histoire ancrée dans le paranormal ? Tout cela, ensemble, ne s’imbrique qu’assez laborieusement.

 

* Gilles Marchand, Dans la forêt, Pyramide vidéo, 2017