Poésie

Les Arbres ne rêvent sans doute pas de moi

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C’est une « anthologie personnelle » de poèmes du Danois Søren Ulrik Thomsen (né en 1956) qui est aujourd’hui proposée aux lecteurs, un choix traduit et préfacé par Pierre Grouix, et ce, dans une édition bilingue très joliment présentée, avec jaquette. « Perdre tout et le porter avec soi/comme une invisible beauté/ajoutée au seul visage qu’on possède » Poète urbain, laudateur de la ville de Copenhague, comme le souligne Pierre Grouix parmi beaucoup d’autres précisions situant l’auteur dans son contexte, Søren Ulrik Thomsen, tout en ancrant sa poésie dans le quotidien, aborde les grands sujets : la vie et la mort, la maladie, le passé et le présent – présent qu’il juge moins lisible, humainement parlant, que ce qui relève de la nostalgie. Des choses qui devraient nous toucher, mais pourtant, il nous semble que peu d’émotions se dégagent de ses textes – ou nous ne les ressentons pas. Il manque comme du liant, dirions-nous. C’est dommage, mais ce n’est que notre réception d’une œuvre par ailleurs riche.

 

* Søren Ulrik Thomsen, Les Arbres ne rêvent sans doute pas de moi (éd. bilingue), trad. et préf. Pierre Grouix, Cheyne (D’une voix l’autre), 2016